Réflexions sur la sélection du Working Aussie

La situation aux USA :


Aux USA, plusieurs crises économique successives ont eu comme conséquence un exode rurale massif des agriculteurs vers les villes. De nombreux chiens de ferme se sont alors retouvés citadins et ainsi la race a vue sa sélection se scindée vers deux orientations totalement différentes. Les chiens qui sont restés dans les fermes et les ranchs ont continué à être sélectionné uniquement sur leur capacité à travailler au troupeaux (Working Aussie) alors que ceux des villes se sont orientés vers une sélection basée simplement sur la beauté physique (Modern Show).

Par la suite, les éleveurs/ranchers américains ont toujours continué à progresser dans la sélection du working Aussie. Ils se rencontrent régulièrement pour se confronter dans le but d'échanger et de s'améliorer lors des nombreux concours sur troupeaux organisés par le club de race ASCA. En se confrontant ainsi, une émulation se met en place et permet à la race de progresser. Cependant les concours aux USA sont extrêmement professionnalisés. Un certain nombre de chien sont conduits par des professionnels du dressage et n’ont jamais été confronté à une véritable situation de travail. Il convient donc de se demander si effectivement ces chiens de concours feraient de bons chiens de travail en ferme. Certains ranchers se plaigent que les concours ASCA favorisent la sélection de la dressabilité du chien au détriment de l'instinct au troupeau. En conséquence, les membres de l'ASCA sont actuellement en pleine réflexion pour faire évoluer leurs concours dans le sens d'une préservation des véritables qualités de travail sur troupeaux. 

En résumé : L'ASCA permet à la race de conserver et de développer ses qualités de travail sur troupeaux grace à ses recommandations sur la sélection (standard de race et standard de travail) et par la mise en place des nombreux concours troupeaux. De plus, le nombre de berger australien travaillant dans les fermes/ranchs est conséquent et représente un viviers génétique non négligeable. L'ASCA a l'intelligence d'ouvrir de temps à autre son livre généalogique  et ainsi de permettre de ré-intégrer la généalogie de ces chiens. Ainsi même si le pourcentage de chien de travail a tendance à baisser par rapport à la globalité du cheptel ceci est surtout dû a l'évolution exponentiel de la race au niveau mondial mais grace au travail de l'ASCA les capacités de la race au travail restent intactes et la variabilité génétique est maintenue.

La situation en France :


En France, on peut constater que l’orientation de la sélection ne permet pas de développer la race au travail sur troupeaux. Ainsi, la race est confrontée a plusieurs problèmes majeurs.

- un effet de mode dévastateur : Les aussies sont des chiens très appréciés du public. Il faut reconnaître que la race a beaucoup d'atouts : look varié, gabarit moyen, facilité d’adaptation à des styles de vie très différent. Depuis la reconnaissance de la race en 1996, son développement a été fulgurant et la France est ainsi devenue le premier pays au monde en nombre de naissance de berger australien. Malheureusement force est de constater que de nombreux éleveurs ne sont venus à la race ces dernières années que dans un but purement mercantile et que la passion n'est plus qu'accessoire ! Les chiens reproduisent à tout va et la surproduction est actuellement un problème majeur car elle est loin d’attirer la qualité de la race vers le haut ; bien au contraire. La surproduction concerne uniquement les Bergers Australiens de type Modern Show.

- le nombre de working aussies reste confidentiel en France : Le premier Working Aussie n'est arrivé en France qu'en 2000 et depuis très peu d'éleveurs français se sont investis dans cette sélection. En conséquence, le nombre d'Aussies qui travaillent réellement et qui sont sélectionnés sur de véritables critères de travail est vraiment négligeable. De ce fait, le Working Aussie reste mal connu du public et il est difficile de faire reconnaître ses spécificités.

- une véritable méconnaissance de la race et de sa diversité : La surproduction de berger australien de beauté noie dans la masse les quelques bergers australiens de travail présents en France. Ainsi quand un Working se distingue en concours troupeaux, à coté de cela des centaines de chiens de Show montrent peu de qualités en stage troupeaux. La vue globale de la race n'est donc pas en faveur d'une mise en avant des qualités de travail du Working mais plutôt des faibles capacités du Modern Show. Ceci est d'autant plus accentuer par le fait qu'actuellement, nous sommes dans une période où le retour à la nature est à la mode. De ce fait, tout le monde veut s’essayer au troupeau avec son australien. Si l’intention est louable pour les particuliers qui veulent passer un moment agréable avec leur Aussie. Malheureusement de nombreux éleveurs de bergers australiens de type Modern Show ont flairé le bon filon et veulent tirer profit de cet engouement pour le travail au troupeau pour vendre toujours plus de chiots. Ainsi beacoup font un petit stage sur troupeaux pour prendre de jolis photos de chiens courant derrière un mouton. Ainsi vous trouvez sur de très nombreux sites d’éleveurs de bergers australiens des dénominations de chiens de travail. Cette situation ne fait que maintenir le flou sur les réelles capacités de la race au travail puisque dans le même temps la plupart des chiens de ces élevages ne sont absolument pas sélectionnés sur des critères de travail et ne sont pas issus de lignées de travail. Ainsi de nombreux Aussies sont vendus sous l’appellation usurpée d’origines de travail. Ces mêmes chiens se retrouvent alors dans le milieu agricole où ils démontrent forcément peu ou pas de réelles aptitudes au travail sur troupeaux et font alors un tord considérable à la race.

- l'évolution de l'agriculture française : Le nombre d'exploitations agricoles ne cesse de diminuer et ce sont surtout les petites/moyennes exploitations de type familial qui disparaissent ; là où la demande de main d'œuvre était la plus importante et où le chien avait le plus son utilité. Les élevages de bovins et d'ovins sont les plus impactés par cette forte diminution. Les troupeaux se concentrent, s'agrandissent et les chiens y sont souvent remplacés par des machines.

En résumé : La grande majorité des élevages de berger australien en France est essentiellement tourné vers un type morphologique de beauté. Peu d’élevages sélectionnent réellement sur le travail au troupeau. Il faut dire que la race est toute récente dans le monde du troupeau par rapport aux autres races bergères hexagonales ou européennes. Pourtant nous somme persuadés que le berger australien aurait légitimement pu trouver sa place dans les exploitations françaises car il a une grande capacité d'adaptation aux caractéristiques de nos fermes modernes. Il présente la particularité d'être tout à la fois un bon chien de troupeau, un bon gardien et un bon chien de famille. Il correspond parfaitement à une nouvelle demande de chien de ferme capable d'être dans un même temps un chien de travail et un chien de compagnie une fois le travail terminé. 
cependant, nous sommes  très pessimistes quand à l’évolution de la race en France. Tant que la plupart des éleveurs viendront à élever cette race pour des raisons mercantiles plutôt que par passion, la race continuera à perdre en crédibilité. Et ce n’est pas une poignée d’éleveurs qui tente tant bien que mal de faire connaître le working aussie en France qui feront le poids contre ce véritable raz de marée dévastateur, à notre grand regret !

La sélection des chiens de notre élevage :

- le choix des lignées : Nous sommes particulièrement exigeant quand au choix des lignées que nous sélectionnons. Suivant en cela les recommandations des éleveurs américains, nous passons du temps à éplucher les lignées et les pedigrees. Recherchant les croisements qui nous semblent pouvoir donner des chiens correspondant à nos critères de sélection. Au troupeau, nous voulons des chiens capables de s’adapter sur n’importe quel type de bétail, agréables à dresser, volontaires et surtout performants. En plus des critères de travail sur troupeaux, nous recherchons des chiens au caractère bien trempé, présentant un fort désir d’apprendre couplé avec une soumission naturelle. Nos chiens trouvent dans le travail que leur propose leur maître, un épanouissement ; quelle que soit l’activité proposée. C’est pourquoi nous avons des chiens qui tournent dans de nombreuses disciplines autre que le troupeau. Parce qu'il est facile de les intéresser à une discipline, quelle qu'elle soit, quand ils voient leur maître s'y donner à fond également.
Nous n’avons pas hésité à fortement nous investir dans l’importation de nouveaux courants de sang sans lesquels nous n'aurions alors pas pu progresser de la même manière dans la connaissance des lignées et la qualité de nos chiens s’en serait ressentie.
 
- l’éducation de base du chiot :
La première année de vie du chiot est entièrement consacré à son éducation. Puis progressivement, il apprend à prendre de l’autonomie et de l’autodiscipline ce qui lui servira par la suite dans son travail sur troupeaux. Dans le même temps, il acquière également des ordres de base tel que le rappel, le couché, le assis et le pas bougé que tout chien devrait acquérir à cet âge qu’il soit destiné à travailler ou non. Tout en respectant son évolution, il commencera rapidement l’exercice physique tout d’abord en faisant le tour des prés et en apprenant à franchir les clôtures. Savoir éviter la clôture électrique et franchir les fossés, traverser une haie ou sauter un barbelé fait partie de l’apprentissage de base d’un chien de travail. Dans le même temps et toujours en adéquation avec son évolution physique et psychique, nous le mettons en contact avec le bétail. Il doit s’habituer aux bruits, aux odeurs tout en apprenant à respecter les animaux. Dés que le chiot est déclaré, nous commençons l’apprentissage des ordres de base sur troupeaux comme les directions. A l’âge de un an, le jeune chien doit être capable de faire des déplacements de troupeaux simples.

- la mise au troupeaux du jeune chien : A partir de l’âge de 1 an, tout en respectant son évolution, le chien doit acquérir régulièrement tous ses ordres. Ainsi à l’âge de 2 ans, il doit avoir acquis tous les ordres utiles au déplacement du troupeau que l’on peut rencontrer le plus fréquemment sur une exploitation agricole. Même si c’est encore un jeune chien qui manque d’expérience et qui s’améliorera au fur et à mesure des entraînements et de la mise en condition réelle sur l’exploitation, il doit être capable de faire le plus gros du travail quotidien. En gros, pour vous donner une idée plus précise, le chien doit atteindre l'équivalent du niveau du Brevet de travail sur troupeaux dans l'année de ses 2 ans.

Seuls les chiens ayant réussit à arriver à ce niveau seront alors utiliser pour la reproduction. Nous n’hésitons pas à écarter un chien de la reproduction si nous estimons qu’il n’a pas le niveau. Nous ne mettons à la reproduction que les chiens qui nous apportent d’abord satisfaction sinon, ce n’est pas de la sélection mais de la production à tout va…

- Pourquoi nous participons aux concours troupeaux : Au départ, dans les années 1990, nous avons décidé de participer aux concours pour faire connaître la race puisque celle-ci était inconnue dans le monde du troupeau. Puis rapidement, nous avons fait une constatation qui est que quand vous êtes seuls au milieu de votre pré avec votre chien, c’est si simple que celui-ci soit le meilleur chien au monde ! Se confronter à d’autres chiens et encore plus à d’autres races (parmi les meilleures) permet de faire le point sur le potentiel de son chien et de le situer par rapport  au niveau général. Mais cela permet également de partager avec les autres concurrents ; agriculteurs, juges, éleveurs ou simples particuliers. C’est une expérience et un partage que vous ne trouverez pas en restant seul dans votre coin. Donc les concours nous permettent de valoriser le travail de nos chiens et de voir d’excellents chiens de troupeaux tout en continuant à faire connaître et reconnaître les qualités de travail du Working Aussie.

- Et pourquoi  spécifiquement les concours de type Inter-races : Tout simplement parce que ce type de concours est celui qui se rapproche le plus du travail exercé sur une exploitation agricole. Et il demande aussi bien un haut niveau de technicité des conducteurs qu’un haut niveau de dressabilité et d’instinct du chien. Le niveau 1 est reservé aux débutants non agricoles. Le niveau 2 avec l’attribution du Brevet de travail est l’aboutissement d’un dressage de haut niveau ! Un chien qui obtient un excellent en niveau 3 démontre des qualités aux dessus de la moyenne. Le championnat de France sélectionne les meilleurs chiens de troupeaux de France.

Australian Shepherd :

The American Ranch & Farm Dog.

WELCOME TO FRANCE

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